Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine, Poèmes saturniens

bandeau_automne_2

Que de souvenirs que ces poésies apprises en tant qu’écolière et dont le 1er vers relance la machine de la mémoire cachée. Je ne suis pas capable de m’en souvenir au delà de la 1ère strophe en général, mais il y a quelques débuts qui sont gravés à jamais. Je me rappelle notamment une poésie que ma maman me contait lorsque j’étais toute jeune. Le thème de celle-ci était le brouillard de de Maurice Carême, je la rechercherai et je vais tâcher de m’en inspirer pour un prochain article. Mais contrairement à ce que l’on croit il n’y a pas si souvent du brouillard à Londres !

Aujourd’hui, vous l’aurez compris, c’est l’automne qui m’inspirait. Je pourrais photographier des centaines de feuilles différentes, pour leurs formes et leurs couleurs. Mais ce que j’affectionne par dessus tout à cette saison c’est la merveilleuse lumière des journées ensoleillées. Pendant ce temps, les enfants ramasseraient volontiers des kilos et des kilos de marrons, qu’il faut rapporter à la maison bien entendu ! Ah, les joies de l’automne.

Publicités